Un « J’accuse » sans concessions venant de Suisse romande

Un J'accuse sans concessions venant de Suisse romande

Droit de vivre en français (Suisse) J’accuse les autorités politiques romandes de favoriser "le dépeçage" de la langue française au profit de l’anglo-américain en laissant les "zélateurs" de la pensée unique perpétrer, par le biais d’un gigantesque processus d’acculturation et de manipulation des esprits, un viol massif et anticonstitutionnel de l’État de droit linguistique à travers tout le spectre sociétal romand.

J’accuse l’oligarchie helvétique du grand capital - les "preneurs de décisions alémaniques sont les plus acharnés dans cette traque au "vernaculaire" – d’imposer, au prix d’une "épuration" linguistique savamment orchestrée dans leurs salons feutrés, une langue hégémonique à l’ensemble de la société, au point que quiconque s’y oppose se voit sur-le-champ stigmatisé par la censure médiatique et populaire.

J’accuse les médias, les milieux académiques et intellectuels, les syndicats, le secteur touristique, les télécoms, les banques, les fédérations sportives, les commerces, le tout-venant culturel et numérique, les festivals, etc., de grossir un "tout-globish" qui arrache nos repères morpho-culturels, annihile notre libre arbitre et qui, tel un poison mortel, est en passe "d’asphyxier" un patrimoine romand plus que millénaire.

J’accuse une bonne partie de la population romande d’ignorance ou d’aveuglement, de complicité passive ou de servitude volontaire en laissant s’incruster sur son sol une langue prédatrice qui est un vecteur de dissolution du génie des peuples et une catastrophe anthropologique pour la diversité culturelle de la planète.

J’exhorte tous les francophones de Suisse encore conscients du "linguicide" en cours dans un pays "prétendument" neutre à dire NON à cette scélérate politique de classe et de caste, véritable terrorisme intellectuel, soit en criant leur indignation et leur ras-le-bol à leurs représentants politiques ou en rejoignant notre mouvement pour défendre une cause qui nous concerne tous.

Philippe Carron, président de Droit de vivre en français (DVF), linguiste de formation, ancien professeur de français et de langues…, dont l’anglais.

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