Actions juridiques en faveur de la langue française
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Avenir de la langue française (ALF) est l’une des 4 associations agréées par arrêté interministériel du 5 décembre 2025 (JORF du 26/12/25 - texte 82) "pour exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les articles 2, 3, 4, 6, 78 et 10 de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française". Cet agrément pour une durée de trois ans vaut intérêt légal à agir, pour ALF notamment, dans toutes les actions portées devant le juge administratif ou judiciaire compétent, en dehors de celles relatives à d’autres dispositions de la loi n° 94-665 précitée, dite "loi Toubon" ou de sa réglementation d’application : le décret n° 96-602 du 3 juillet 1996 relatif à l’enrichissement de la langue française. En ce cas, l’intérêt à agir d’ALF résulte de son objet social, à l’article 2 de ses statuts. a) Dans ses actions juridiques en faveur de la défense de la langue française, ALF commence toujours par former un recours amiable (ou non juridictionnel) auprès de l’institution de droit public, y compris l’État, ou de droit privé chargée d’une mission de service public qui, à l’appréciation d'ALF, méconnaît la loi de 1994 et/ou le décret de 1996. b) Dans un tel cas de défaut de réponse ou en cas de réponse totalement ou partiellement insatisfaisante au RA, à l’appréciation d’ALF, l’association peut former, sans délai, un recours gracieux (ou pré-juridictionnel) qui permet de lier le contentieux, en cas de silence persistant de l’institution, pourtant soumise à la légalité française en faveur de "la langue de la République" (Constitution, article 2, alinéa 1er). Ce recours gracieux (RG) est mentionné avec sa date, sans lien avec son texte qui reprend le RA déjà formé, en vain. c) C'est alors au juge compétent de trancher le litige, sur saisine d’ALF dans le délai imparti à cet effet. Le jugement de première instance, avec sa date, pourra être lu en format pdf, par la mise en place d’un lien à cet effet, qu’il soit favorable ou défavorable. |