La France, son déclin historique et sa haine de soi !
le maillon faible de la francophonie
par Alain Layet
Selon Le Figaro du 30 janvier (voir l’article de Jean Kedroff "Plus pauvre que Chypre ou la Belgique") les dernières estimations de l’agence européenne des statistiques Eurostat : en 2024, le produit intérieur brut (PIB) par habitant de la France était inférieur de 2 % à la moyenne des 27 pays de l’UE. La France se classe à la 14e place européenne, après Chypre, Malte et l’Italie… Le PIB moyen français représente 2,5 fois moins que celui du Luxembourg et 1,5 fois moins que celui de l’Allemagne !
Des causes profondes sont à l’œuvre dont en premier lieu, la quantité de travail qui ne cesse de se réduire en France nonobstant la hausse importante de l’espérance de vie (d’où un débat complètement décalé, chez nous par rapport aux autres pays européens, sur l’âge de départ en retraite) ; en deuxième lieu : l’effondrement de la productivité au travail.
Ce résultat piteux, sorte de photographie sur la ligne d’arrivée d’une course, se conjugue avec d’autres éléments tels que la désindustrialisation de notre économie qui n’a conservé que moins de 6 000 ETI (Entreprises de taille Intermédiaire de plus de 250 salariés) contre 8 000 en Italie, 10 000 au Royaume-Uni, 12 500 en Allemagne. Pour ce dernier pays, avec lequel la France faisait jadis jeu égal jusque dans le début des années 2000, il y a donc plus du double d'ETI que chez nous !
L'industrie allemande compte aujourd’hui 2,13 fois plus de salariés que l'industrie française, le ratio est de 1,34 dans les services. Surtout, on observe une forte érosion industrielle française par rapport à l’Allemagne. De 2000 à 2007, par comparaison à l’Allemagne, la France a perdu environ 13 % de ses entreprises industrielles. On retrouve là un recul relatif analogue à celui de nos parts de marché ou de la valeur ajoutée industrielle.
Cette dégringolade, au niveau européen, se double d’autres spécificités négatives tel un niveau de charge record pour les sociétés et les entrepreneurs individuels ; un déficit budgétaire abyssal, et, depuis peu, le recul très net de la natalité (seul point sur lequel notre pays se distinguait encore par son dynamisme) en dessous du seuil de renouvellement de la population, dont la crise du logement aigüe subie par les actifs, est un facteur aggravant !
Où donc sont les résultats attendus de la fameuse "Start Up Nation" prônée haut et fort par le jeune président dont la France s’était dotée en 2017 ?
Ces contre-performances majeures, se prolongent naturellement (et très logiquement) au plan de notre influence en Europe et, plus généralement, au plan de notre influence géopolitique et culturelle dans le monde.
La Commission Européenne qui se trouve, depuis 2019, sous le contrôle étroit de l’Allemagne, au travers de la présidence pour le moins contestable d’Ursula Von der Lyen (VdL), s’est employée depuis longtemps à réduire l’influence française dans tous les domaines. Cela a été le cas dans les choix énergétiques faits au détriment du nucléaire français, au point de le mettre en péril, aidé en cela par le manque de volonté de nos dirigeants à défendre cet héritage gaulliste, pourtant majeur pour notre souveraineté. Mais l’accélération s’est produite depuis la prise de fonction de VdL qui, en 2021, par un véritable coup d’État interne, court-circuitant le parlement européen, a fait basculer le multilinguisme inscrit dans les traités fondateurs, en un choix éhonté de l’anglais comme unique langue de travail et, surtout, comme seul vecteur européen de communication internationale ! Et cela alors que l’anglais dans l’Union, ne représente plus que 2% du parler européen, depuis la sortie du Royaume Uni de l’Europe en 2016 !
Ces évolutions, éminemment préjudiciables aux intérêts de la France, à notre influence et notre Culture, se sont déroulées sans aucune réaction véritable et, surtout, efficace de notre gouvernement depuis 2017 !
Pas plus qu’à l’intronisation illégale de l’anglais au sein de la Commission, le gouvernement français n’a réagi avec fermeté et autorité, à l’éviction de notre Commissaire, Thierry Breton, le dernier à défendre bec et ongle l’intérêt de notre pays, jusqu’au point d’être en rupture d’accord sur la stratégie imposée par la présidente, sans que le Président français ne monte au créneau pour le défendre !
Bien au contraire, Emmanuel Macron a vu dans sa démission, à laquelle VdL l’avait acculé, l’opportunité de placer l’un de ses plus fidèles affidés (et ce mot est un euphémisme !) et cela, au détriment de la puissance française. Que l’on compare une minute le niveau et l’efficacité de Stéphane Séjourné et celui de Thierry Breton : il n’y a pas photo ! C’est pourtant le premier qui a été nommé Commissaire pour nous représenter au sein de la Commission, ce qui, au passage n’a en rien dérangé VdL qui a vu, dans le lâchage de Breton, un acte de soumission française à son autorité pro-allemande et pro-américaine !
Depuis, cette analyse a été entièrement confirmée par le suivisme de la France ou, du moins, son manque de poids : voir en cela le dossier agricole pour lequel VdL s’est assise, avec désinvolture, sur les intérêts existentiels de nos agriculteurs ! Sans parler de son acte de contrition et de veulerie éhontées, au nom de toute l’Europe, devant Donald Trump pour éviter des mesures de rétorsion trop importantes à l’industrie teutonne !
L’effondrement culturel de notre pays n’est pas le moindre des dégâts collatéraux de son déclin économique et géopolitique dont nous venons de brosser sommairement l’affligeant tableau !
Comment expliquer en effet la présence croissante de slogans, de titres, de dénominations en anglais dans les discours politique, culturel et économique en France, malgré les lois visant à promouvoir l'usage du français dans l'administration et la communication publique (Lois dites Toubon) ?
Cette évolution, croissante depuis l'arrivée au pouvoir de M. Macron – ce qui est une constatation factuelle et non une une prise de position politique sur le fond - correspond à la fois à un positionnement différent des générations d'hommes politiques actuels, et plus généralement, des nouvelles générations de citoyens, biberonnés aux jeux, applications et autres réseaux sociaux anglo-américains, utilisant malheureusement une novlangue, matinée et constellée de termes anglo-américains, tendant à remplacer les termes équivalents existant, pourtant, dans notre langue. Cette évolution socio-psychosociologique de l'attitude devant la langue, est consubstantielle d'une idée de modernité qui ne pourrait trouver d'expression que dans la langue de Shakespeare. Encore faut-il préciser que l'introduction de cette dernière dans la langue française s'effectue au prix d'un appauvrissement et d'une dénaturation des termes eux même, faisant de cette novlangue une sorte de Globish utilisant des termes anglo-saxons de façon incorrecte et non conforme aux différents lexiques et règles de cette langue.
Ainsi aujourd'hui le langage de nos édiles politiques, économiques, médiatiques ou culturels, est-il truffé de slogans en anglais (Choose France, La French Tech, French Impact, Next 40, Purple Campus, Oh my Lot, Startup Nation, Let's Grau, etc...) avec le corollaire implicite que toute idée de progrès et de modernisme ne pourrait s’exprimer qu’en anglais. C’est ainsi que le reniement, au sommet de l'État, des dispositions linguistiques, pourtant minimales, de la loi Toubon, votée il y a trente ans, et de l'ordonnance de Villers-Cotterêts régissant, depuis 1539, l'obligation d'utiliser la langue française dans l’administration de l’État, constitue une agression du peuple français, puisque la Constitution de la République est supposée garantir, dans son article 2, que la langue de la République est le français. Le manque total de combativité de nos politiques, voire leur collaboration active en la matière, au plus haut sommet de l’État, couplé au snobisme ridicule, mais ambiant, qui croit bien faire en s'exprimant exclusivement avec des expressions anglo-américaines, aboutit à une discrimination insupportable à l'égard des populations francophones non bilingues... Ce qui confine à une attitude de la classe intellectualisée recréant des barrières dans le langage commun, dans un entre-soi élitiste qui s'appuie sur la négation de la langue d'usage des français ordinaires...
Il n’est qu’à se promener dans les villes et les zones commerciales pour voir combien de publicités sont libellés exclusivement en anglais ; de lire les enseignes des commerces et des entreprises, pour s’apercevoir combien sont systématiquement préférés des termes anglais à leurs équivalents en français ! On a pu évoquer à ce sujet, dans certains milieux autorisés, une lente chiacisation de notre langue (par référence au chiac acadien du Nouveau-Brunswick qui est l'une des variétés du français comportant une part plus ou moins importante de mots empruntés à l'anglais).
Mais il y a pire, dans la mesure où notre enseignement, qui est le lieu éminemment public d’étude de notre culture, se retrouve désormais vérolé par l’idéologie du tout anglais, non qu’il soit illégitime d’enseigner une langue dominante dans le monde, mais du fait que le consensus semble désormais acquis d’une suprématie totale de la culture anglo-saxonne sur la nôtre, au point que certaines formations supérieures d’élite se déroulent désormais uniquement en anglais.
Dans un supplément éducatif du Figaro le journaliste Sophie de Tablé posait récemment la question suivante : parle-t-on encore Français dans les écoles de commerce ?.
De nombreux articles de presse confirment ces menaces sur l’enseignement du français en France même ! Selon l'enquête du Monde de Diane Merveilleux (voir "Des formations bilingues ou entièrement en anglais") s’il n’est pas illégitime de concevoir dans le contexte international des cursus bilingues français-anglais dans l’enseignement supérieur français, ceux-ci sont toutefois les symboles d’une concurrence accrue entre établissements qui permettent d’attirer de bons élèves français et internationaux, mais risquent de laisser sur le bord du chemin, les étudiants les moins favorisés.
Ainsi souligne Laurent Cosnefroy, professeur émérite en sciences de l’éducation et de la formation à l’École normale supérieure de Lyon, une "forme d’élitisme" des cursus internationaux, dû notamment à des compétences linguistiques "socialement marquées". "Les classes favorisées ont en tête de favoriser l’apprentissage de l’anglais dans de très bonnes conditions chez leurs enfants. Aujourd’hui, il y a pléthore de formations en anglais qui commencent très tôt, quasiment dès la maternelle", ajoute-t-il.
Mais le comble de la soumission de l’Enseignement supérieur français réside dans les cursus supérieurs entièrement en anglais, sans aucune compétence exigée en français ! C’est le résultat consternant de l’interprétation qu’ont fait les enseignants recteurs et ministres de l’enseignement français du processus de Bologne, lancé en 1999, qui visait à créer un"espace européen de l’enseignement supérieur", encourageant la mobilité étudiante grâce aux programmes Erasmus et une harmonisation des diplômes et des cycles d’études. En France, l’internationalisation s’est particulièrement exprimée par"une vague de développement, dans les années 2000, d’enseignements dits "internationaux", qui étaient en fait des enseignements en anglais", rappelle Christian Tremblay, président de l’Observatoire européen du plurilinguisme.
Du fait de l’illégalité totale de ces enseignements sur le sol français, , au regard de la Loi Toubon relative à l’usage de la Langue française, assumant une mission de Service public, l’article 11 de cette loi, relative à l’usage du français dans l’enseignement supérieur, a été purement et simplement abrogé par l’Ordonnance n° 2000-549 du 15 juin 2000 - art. 7 (V) ce qui a entraîné un recul fondamental du statut du français comme langue commune dans les universités et écoles post-baccalauréat, en France même !
Ce qui fait dire aux commentateurs de cette abrogation :
"L’article L. 121-3 du code de l’éducation s’inscrit dans le cadre de la création d’un Espace européen de l’enseignement supérieur (EEES) (…) La décision de mise en place de cet espace s’est traduite concomitamment en France par l’adoption d’un article spécifique du code de l’éducation privilégiant le plurilinguisme. Si, en principe, le français demeure la langue obligatoire de l’enseignement supérieur, son utilisation de manière non exclusive combinée avec des exceptions supplémentaires à son caractère obligatoire favorisent les possibilités d’enseignement tout en anglais. À terme et sans préjudice de cas de violations de la Constitution qui consacre comme langue de la République le français, il existe des risques certains pour son devenir et celui de la francophonie en général dans l’enseignement supérieur. À l’étranger, permise par un régime proche du régime français, la domination de l’anglais dans l’enseignement supérieur aux Pays-Bas suscite depuis quelques années un important mouvement de contestation. Un projet de loi prévoit d’accroître la place accordée au néerlandais. Il pourrait servir de référence à une modification du dispositif français dans le sens d’un régime d’exceptions strictement encadré pour l’utilisation des langues étrangères (en pratique quasi exclusivement de l’anglais) garantissant sa pérennité."
(https://shs.cairn.info/la-gouvernance-linguistique-universites-etablissements-enseignement-superieur--9782730216968?lang=fr)
Élitisme et soumission, tels pourraient donc être les qualificatifs consternants de l’attitude française dans la défense de sa propre langue !
Ce qui fait depuis le début des années 2000, l’affaiblissement de notre langue au niveau international, certes, mais aussi sur notre propre territoire. On peut dire sans exagérer aucunement désormais que la France est devenue le maillon faible de la Francophonie dans le monde.
Ce sont les Québécois, Acadiens et Africains francophones, qui sont, désormais, à la pointe des néologismes créatifs de notre belle langue ! Tandis que l’esprit collaborationniste des élites, institutions et instances économiques et médiatiques françaises consiste simplement à se référer au lexique anglo-saxon pour désigner les nouvelles réalités de la technique (fake news au lieu d’infox ; run au lieu de course ; team au lieu d’équipe ; coach au lieu d’entraîneur, backlash au lieu de contrecoup etc… etc…). Que dire lorsque l’on examine la Loi sur la langue officielle et commune du Québec, le français – aussi connue sous le nom de Loi 96 qui est une réforme de l’ancienne Loi 101. ! On se surprend à rêver d’une telle défense dans tous les domaines de la langue française, chez nous en France ! Mais on en est loin, puisque la Loi de Toubon est bafouée, abrogée dans ses articles les plus offensifs, et déniée par les tribunaux, judiciaires et administratifs, qui ne cessent de débouter les associations de défense du français, sur leurs recours, pour des motifs de forme ou d'ergotage sur les termes mêmes de son applicabilité…
Le résultat logique est souligné dans l’article sur le désir d’anglais qui gagne nos jeunes générations (voir l’article du Monde "Depuis tout petit, ils ont le son de l’anglais dans la tête") l’idée s’est ancrée dans le subconscient collectif, dès le plus jeune âge, que le français est ringard et que, seul, l’anglais vaut la peine en termes d’éducation et de culture ! La journaliste constate malheureusement que "Omniprésent sur Internet, l’anglais est très courant dans les consommations culturelles des jeunes. Ce bain linguistique peut créer un lien avec la langue, qui ne se transforme en compétences linguistiques qu’associé à un enseignement scolaire de l’anglais." CQFD !
Quoi de plus grave qu’une Nation qui persuade ses propres enfants que la langue qui est leur bien le plus précieux n’est pas la bonne ; que l’Histoire se joue dans une autre langue, dans une autre culture !
Les Français sont en train de jeter le bébé avec l’eau du bain !
Notre culture, notre littérature, passent à la trappe et ce n’est pas le beau discours prononcé le 30 octobre 2023 par Emmanuel Macron lors de l’inauguration de la Cité internationale de Langue française, pour en justifier l’importance, qui pourra pallier le manque de courage et de volonté des élites françaises, jugez vous-même :
"C’est important, pourquoi ? Je le dirai au fond, de manière simple, pour deux raisons.
Parce que la langue française bâtit l’unité de la nation et parce que la langue française est une langue de liberté et d’universalisme. Et ces deux raisons, dans le moment que nous vivons, suffisent à justifier l’importance de ce projet et du moment que nous partageons. Notre unité d’abord, à un moment où les divisions reviennent, où les haines ressurgissent, où on voudrait renvoyer les communautés dos-à-dos, les religions, les origines. La langue française est un ciment. Elle explique très bien notre rapport tout à la fois à la nation et à la République. Elle est ce qui nous forge. Choisissez-la et adoptez-la où vous en êtes. Nous sommes un pays qui a adopté tant et tant d'écrivains, qui n'étaient pas nés dans cette langue, mais l'ont fait vivre. Mais surtout, nous sommes un pays qui s'est unifié par la langue. C'est le cœur même du choix politique fait par François Iᵉʳ en 1539. Face à tous ses royaumes et ses duchés, unifier la langue dans ses textes administratifs, c'était en quelque sorte lutter contre toutes les forces centrifuges, tous les irrédentismes et tous celles et ceux qui voulaient bousculer le royaume. À chaque moment important, la langue a joué ce rôle. L'Académie française, à cet égard, et je salue les Immortels, Monsieur le Secrétaire perpétuel, Mesdames et Messieurs les Académiciens, est un travail tout à la fois de normalisation, d'uniformisation pour être sûr que les bons mots sont là face à toutes ces langues vernaculaires ou à ces divisions, à ces incompréhensions. Mais elle est un travail façonnant l'unité du royaume et de la nation."
(https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2023/10/30/inauguration-de-la-cite-internationale-de-la-langue-francaise-a-villers-cotterets)
Mais il y a si loin de la coupe aux lèvres et, surtout, des paroles aux actes ! Dans le même temps, qu'il faisait ce panégyrique si touchant du rôle du français dans le monde, dans son discours, il couvrait une initiative de son ministère de la Culture visant à installer, en 2024, dans les murs de cette même cité, un organisme européen intitulé "Alliance pour les technologies des langues" dont l'offre d'emploi venait d'être mise en ligne pour en recruter le Directeur, nous apprenait, avec stupéfaction, que la langue de travail ne serait pas le français mais... l'anglais !!!(sic)
Ce reniement et cette hypocrisie ne sont pas isolées mais systématiques depuis l’arrivée d’un Président dont le tropisme constant est de dénier à la langue de son pays toute capacité à exprimer la Nation qu’il est pourtant supposé représenter. Aucun président, avant lui, n’avait osé s’exprimer systématiquement en anglais dans les réunions internationales même lorsque cela ne s’impose nullement ! Aucun gouvernement, avant les siens, n’avait éprouvé, à ce point, le souci imbécile de confiner l’expression de l’État français, en toute occasion, en anglais seulement, en un mimétisme de circonstance, entérinant la soumission complète de notre nation !
On rappelle que la Constitution française précise dans son article 2 que la langue de la République est le français. Or, en tant que chef de l’État, le Président et les membres du gouvernement, se doivent de s’exprimer dans la langue consubstantielle à notre République.
Qu’on en juge ! À Davos, lors du World Economic Forum du 19 au 23 janvier, où l’on a assisté en direct à l’agonie de l’ordre libéral international issu de la Seconde Guerre mondiale, du monde occidental et de la relation transatlantique, Emmanuel Macron a cru bon de se lancer en anglais seulement dans un discours fédérateur dont la presse internationale a seulement retenu deux mots fameux : "For sure !". Devons-nous, pour autant, en être fiers même si les lunettes d’aviateur qu’il portait (par nécessité de santé), conjugué à son anglais très bien maitrisé, faisait plus penser au héros de "Top gun" qu’au représentant du Peuple français ? !
Heureusement que Marc Carney, le Premier ministre canadien, a eu la courtoisie d’introduire en langue de Molière, son discours, (dont l’ensemble de la Presse internationale a souligné la portée historique) comme un rappel opportun à l’ensemble des élites mondiales, dont malheureusement aussi, celles de la France, que le bilinguisme n’est pas une tare loin de là…
(https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/21/le-discours-integral-de-mark-carney-a-davos/)
(https://youtu.be/kDJ4w3dNBTI)
Donc OUI ! Définitivement OUI ! C’est bien au Canada, au Canada seulement et, en particulier, à M. Marc Carney, qu’il nous revient de dire un grand MERCI ! Merci pour la défense de notre Langue, partie intégrante de l'histoire de l'Amérique du Nord ! Merci de la respecter, infiniment mieux, que notre propre Président !
Alain Layet est chef de service comptable des finances publiques honoraire, membre du Haut Conseil international de la Langue Française et de la Francophonie, membre de l’AFRAV et d’ALF.